Liber Astronomiae Antiquus
Operum mathematicum tomus tertius complectens commentarium Ioannis de Sacrobosco

Operum mathematicum tomus tertius complectens commentarium Ioannis de Sacrobosco

AuteurChristopher Clavius
Année1611
Langue du livreLatin
État Bon
4.500 €

Description

Édition posthume de Clavius, dans laquelle il décrit les découvertes astronomiques réalisées par Galileu. Les deux scientifiques se sont rencontrés lorsque Galileu a visité Rome en 1587 et depuis lors ils ont entretenu une correspondance occasionnelle sur des questions mathématiques. Lorsque Clavius publiait un livre, il en envoyait toujours un exemplaire à son ami Galileo. Lorsque Galileu publia Sidereus Nuncius en 1610, Clavius était un vieil homme et il dut être extrêmement difficile de comprendre ces nouvelles découvertes tant d'un point de vue scientifique que religieux. En tant que principal scientifique du Collège Romain, il lui fut demandé d'émettre un jugement sur Galileu. Bien que depuis quelque temps il ne disposât pas d'un télescope de qualité suffisante pour réaliser ses propres observations. Néanmoins, dans l'édition finale de In sphaeram Ioannis de Sacre Bosco Commentarius, il aborda les problèmes : "Je ne veux pas cacher au lecteur qu'il y a peu de temps on a apporté un certain instrument de Belgique. Il a la forme d'un long tube à la base duquel sont placés deux verres, ou plutôt des lentilles, par lesquelles les objets éloignés de nous semblent beaucoup plus proches... que les choses elles-mêmes. Cet instrument montre bien plus d'étoiles dans le firmament qu'on ne peut en voir sans lui, notamment dans les Pléiades, autour des nébuleuses du Cancer et d'Orion, dans la Voie lactée et en d'autres endroits... et lorsque la Lune est dans son premier quartier ou à demi pleine, elle paraît si remarquablement fracturée et rugueuse que je ne peux assez m'émerveiller qu'il y ait une telle irrégularité dans le corps lunaire. Consultez le fiable livret de Galileo Galilei, imprimé à Venise en 1610 et intitulé Sidereus Nuncius, qui décrit diverses observations des étoiles faites par lui pour la première fois. Loin d'être la moindre des choses que l'on voit avec cet instrument est le fait que Vénus reçoit sa lumière du Soleil tout comme la Lune, de sorte qu'elle ressemble parfois davantage à un croissant, parfois moins, selon sa distance au Soleil. À Rome, j'ai observé cela, en présence d'autres personnes, plus d'une fois. Saturne a deux petites étoiles unies à lui, l'une à l'est et l'autre à l'ouest. Enfin, Jupiter possède quatre étoiles errantes, qui varient notablement leurs positions tant entre elles que par rapport à Jupiter, comme le décrit Galileo Galilei avec soin et précision. Les choses étant ainsi, les astronomes devraient examiner comment les orbes célestes peuvent être disposés pour préserver ces phénomènes."